mercredi 25 juillet 2012

Medicale guide de base: Gaz lacrymogène et poivre de cayenne

<<En premier lieu, je ne causerai pas volontairement de tort à autrui.>>

Assurez-vous de prodiguer des soins dans les limites de vos connaissances et votre compréhension

Reconnaissez vos limites

Demandez de l'aide à quelqu'un d'expérimenté au besoin

Présentez-vous
Demandez à la personne la permission de la traiter
Avoir un endroit sécuritaire en tête pour s’éloigner des dangers immédiats, pour vous soigner et pour y amener les victimes

Les professionnels de la santé savent que, dans leur pratique, demander de l'aide est souvent essentiel.



Le gaz lacrymogène est une poudre qui se disperse dans un nuage de fumée lorsqu'elle est chauffée. Une cartouche de gaz lacrymogène de fumée est très chaude et peut entraîner des brûlures sévères si elles sont manipulées sans précautions. La poudre de gaz lacrymogène demeure active dans l'environnement où elle a été dispersée, sur vos vêtements, sacs à dos, cheveux et sur toute autre surface jusqu'à ce qu'un nettoyage soit effectué.

Rappelez-vous que les vêtements contaminés piègent les produits chimiques et peuvent continuer à vous irriter même lorsque le nuage s'est dispersé. Une attention particulière doit être portée en cas de pluie, car celle-ci peut faire couler sur votre peau et votre visage des produits piégés dans vos cheveux, dans un bandana ou autre.
Le gaz lacrymogène

 

Qui doit éviter?

Certaines personnes ont des problèmes de longue durée ou la vie en danger. Ces personnes essayer d'éviter de gaz lacrymogène et de gaz poivré.
  • Les femmes enceintes ou qui tentent de devenir enceintes.
  • Les mères qui allaitent risquent de transmettre des produits chimiques sur leur enfant.
  • Les maladies respiratoires comme l'asthme, l'emphysème.
  • Les conditions de santé chroniques ou qui prennent des médicaments qui affaiblissent le système immunitaire.
  • De la peau et des affections oculaires.
  • Toute personne dans une pièce fermée.
Méfiez-vous des obstacles physiques à la respiration - personnes sont mortes de spray au poivre qui étaient attachées et placées face cachée.


Poivre de Cayenne (Photo: La Presse)

**Prévention:

Ce manifestant est bien couvert et n'ont pas besoin de traitement. Photo par Darren Ell

Laver avec du savon avant de se rendre à une manifestation (les agents chimiques affectent moins la peau propre).

S'habiller autant que possible avec des vêtements imperméables.
Recouvrir le plus possible la peau et les cheveux afin d'éviter d'être le moins exposé possible.

Ne pas utiliser d'huiles comme de la vaseline ou de l'huile minérale en pensant que votre peau sera protégée. L'effet des gaz sera amplifié puisqu'ils sont liposolubles.

Utiliser un foulard imbibé de vinaigre cidre de pommes ou du jus de citron (ce dernier étant plus agréable à long terme). Recouvrez-vous le nez et la bouche avec le foulard afin de minimiser l'effet du gaz sur vos muqueuses et vos voies respiratoires. Si vous en avez à votre disposition, vous pouvez utiliser un masque médical filtrant les fines particules, de type N95, afin de protéger les voies respiratoires.

Utilisez des lunettes protectrices qui ne laissent pas entrer l'air, comme des lunettes de natation ou encore, des lunettes de ski, dont vous aurez préalablement scellé les évents (avec du ruban adhésif).  

**Traitement général:
 
Rester calme. Vous êtes solide. L'inconfort est seulement temporaire.

Le cameraman CUTV a été  aspergés de poivre souvent.
 
L'inconfort dépend de plusieurs facteurs, dont la force des produits utilisés, la durée de l'exposition, la partie de peau exposée, votre propre résistance à la douleur et la rapidité avec laquelle un traitement sera administré.

Ne pas se toucher le visage et ne pas se frotter les yeux.
 

Le meilleur traitement reste le retrait de la source. En cas d’inconfort respiratoire ou au niveau des yeux, quitter l’endroit où les gaz ont été dispersés. Aller là où il y a de l'air pur, ouvrir les yeux, respirer lentement et profondément. Se moucher. Cracher les produits chimiques.

Utiliser de l'eau pour se rincer la gorge et les yeux (selon la technique décrite ci-dessous).
L'eau versée sur les yeux avec une pression adéquate aide grandement à enlever la douleur.

Éventuellement, se laver les mains et les surfaces atteintes à l'aide d'un savon végétal se changer vos vêtements contaminés. Si votre vue est trop embrouillée ou si vous avez un inconfort respiratoire, lancez un appel à l'aide en criant « médic! »
 
Gaz lacrymogène
 

Les effets peuvent durer de quelques minutes à une heure maximum.
Le traitement le plus efficace est de se retirer de la zone contaminée par le gaz. Se diriger vers un endroit où il y a de l'air frais. Il n'y a pas vraiment de traitement particulier à faire. 

Poivre de Cayenne
 

Les effets durent jusqu'à trois heures. Si la peau est mouillée par le gaz, sécher en épongeant, mais sans étendre.

2 Traitements:

   
Pour essuyer, utiliser: un linge propre, des compresses médicales 4x4, etc.

a.  Rinçage des yeux avec de l’eau


                                                               Présentez-vous.
                            Demandez à la personne la permission de la traiter.         
                       Demandez si elle a des verres de contact, et si c'est le cas, 
                                             demandez à la personne de les retirer


video: Rinçage des yeux avec de l’eau

1-Agenouillez la victime par terre, penchez sa tête vers l’arrière et légèrement d’un côté. Si elle ne porte pas de vêtements imperméable et que la température extérieure est fraiche, vous devrez couvrir la victime avec un imperméable ou un sac de plastique pour éviter qu'elle ne soit trempée.

2-Placez vous en face de la personne. Prenez une bouteille d’eau (bouchon pression, style bouteille de sport) dans une mains et à l’aide du pouce de votre main libre, ouvrir doucement mais fermement la paupière de l'œil du côté où la tête est penchée (ex. si la tête est penchée vers la droite, vous ouvrez la paupière droite). Pressez votre pouce au-dessus de l’os sourcilier. Cette procédure n'est pas douloureuse.

3-Placer le goulot de la bouteille d’eau à une petite distance de l'œil (quelques centimètres) et envoyer un jet d’eau dans l'œil. L’angle du jet doit être grand (plus de 90 degré) par rapport à l’axe oreille-nez. Dirigez le jet du coin interne de l'œil (près du nez) vers le coin externe.

Il est important de bien serrer la bouteille. Il ne faut pas seulement laisser dégouter l’eau dans l'œil- le jet d’eau doit être fort, puisque le but de cette procédure est de rincer et d’enlever les agents contaminants de l'œil, non pas de les diluer. Si vous laissez tomber seulement quelques gouttes dans l'œil, la douleur pourrait s’accentuer. Répéter la procédure sur l’autre œil.

b. Mélange d’Antiacide Liquide et d’Eau (MALE) ou 'maalox'


Ce mélange est une solution apaisante contre les brûlures dans les yeux, la bouche, les muqueuses et la peau causées par le poivre de Cayenne et les gaz lacrymogènes.

INGRÉDIENTS: Eau, Antiacide liquide (Maalox, Mylanta ou un équivalent générique ayant comme principaux ingrédients actifs, 200mg magnésium et 200 mg d'hydroxyde d’aluminium par portion). Dans la mesure du possible prenez un antiacide sans saveur quoiqu’il soit difficile à trouver. Nous utilisons souvent celui à la menthe.

(NB. Faites en sorte qu'il ne contienne pas de potassium, comme certains anti-acides ou laxatifs. Cela causerait encore plus d'irritation).

RECETTE: Mélanger une quantité égale d’antiacide liquide et d’eau (1:1). Garder dans une bouteille en spray.

TRAITEMENT:
* Agiter la bouteille. 
* Premièrement, secouer. 
* Vaporiser la solution dans les yeux affectés, sur la peau, dans la bouche. Demander a la personne de cligner des yeux, et de cracher la solution si elle est dans la bouche.
 
Avertissement: Après avoir reçu ce traitement la vision sera brumeuse. Cet état peut durer plusieurs minutes, tout dépendant de l’efficacité de vos glandes lacrymales (production de larmes). Le patient ou la patiente pourrait ne pas être apte à ce déplacer rapidement suite au traitement.

Bouche: Rincer la bouche avec la solution et recracher par la suite.

Peau: Imbiber des gazes 4x4 de MALE et étendre sur les régions affectées. Laisse une petite couche blanchâtre sur la peau.


AUSSI:
C. eau d’hamamélis
Des ouates ou tampons imbibés d’eau d’hamamélis appliqués sur la peau seulement soulageront aussi les brûlures. Cette solution astringente peut être trouvée à la pharmacie dans la section des soins de la peau.

APRÈS:
**Changer vos vêtements contaminés. Jetez ou lavez au moins deux fois vos vêtements et sacs contaminés.
**Lavez-vous   

Masque à gaz et les alternatives

 La plupart des médi-militantEs n’utilisent pas de masque à gaz ou de respirateur parce qu’ils sont trop encombrant, trop cher ou se font confisquer pas les policiers
Néanmoins, si vous planifiez être sur la ligne de front ou en contact avec les gaz lacrymogènes pour une longue période, il peut être bon d’en porter. Assurez-vous cependant d’avoir des protections alternatives au cas où on vous l’enlèverait.

Essayez toujours votre équipement avant de l’utiliser!!!
·        Un masque à gaz doit être de taille adéquate et être relativement neuf.
·        Si vous utilisez un respirateur, utilisez le filtre pour les diluants à peinture.
·        Assurez-vous que le filtre de votre masque à gaz est correctement inséré, dans la bonne direction
·        Assurez-vous d’être à l’aise avec le port du masque à gaz avant la manifestation. Il faut prendre le temps de s’habituer à respirer à travers des filtres et à avoir une vision restreinte.
· Ne vous fiez pas aux lunettes du masque pour vous protéger des balles de caoutchouc car elles peuvent éclater.
· Appliquez une solution anti-buée ou tout simplement du shampooing. Appliquez-en une couche mince, laissez sécher puis polir.
· Ne portez pas le masque fermement sur votre front quand vous ne l’utilisez pas car votre sueur le fera embuer.

Alternatives au masque à gaz

Essayez toujours votre équipement avant de l’utiliser

· Comme protection oculaire, nous utilisons des lunettes de natation ou de ski. Pas cher, simple, efficace et vous pouvez facilement en transporter pour vos amis. La meilleure solution selon nous semble être les lunettes de ski, dont on a préalablement scellé les évent avec du ruban adhésif (duct tape). Les lunettes de natation ont tendance à s'embuer rapidement, surtout si la température est fraiche.

· Pour protéger la bouche, le nez et les voies respiratoires, nous utilisons un foulard trempé dans un jus acide (préférablement le vinaigre de cidre de pomme ou le jus de citron) pour couvrir le nez et la bouche. Idéalement, ayez en votre possession une bouteille-vaporisateur de jus de citron ou de vinaigre dans un endroit rapidement accessible pendant la manifestation. Apportez le vinaigre ou le jus de citron supplémentaire, pour rafraîchir la foulard. 

- Un masque médical de type N95 (filtrant les fines particules) est très efficace, particulièrement si celui-ci est imbibé de jus de citron ou vinaigre.

·Gardez vos lunettes, masques, foulards scellés (dans deux sacs de plastique de type Zip-Loc) à portée de la main jusqu'à ce que vous en ayez besoin. Quand vous sentez la tension monter ou si vous croyez que les policier chargeront rapidement, sortez votre attirail. 
 
·Le viniaigre blanc (vinaigre de table) est irritant pour les poumons et très désagréable à respirer pendant une longue période. Cependant, nous transportons parfois des sachets de vinaigre en portion individuelle parce qu’ils ne coulent pas et qu'ils présentent une alternative au jus de citron et vinaigre de cidre si les réserves sont épuisées. Nous n’avons pas expérimenté le vinaigre balsamique ou le vinaigre de vin rouge :).

· L’acide neutralise les gaz lacrymogènes et le poivre de Cayenne jusqu’à un certain point.

· Un foulard imbibé d’eau est mieux que rien car l’eau empêche le foulard d’absorber les agents chimiques.

Comment communiquer avec la police, les émeutiers et les hordes déchaînées

Medics communiqué avec la police pour obtenir trois personnes libérées de cette arrestation de masse et traités par les techniciens ambulanciers.


  Même pendant la guerre du Viêt-Nam, les Yankees et les Nord-vietnamiens étaient en communication et négociaient.
Les médics de rue doivent négocier avec la police et les manifestantEs pour être en mesure de prodiguer des traitements ou des soins spéciaux au gens qui en ont besoin, et ce, quelle que soit la situation. Il est même parfois nécessaire d'organiser les manifestantEs afin de mettre fin à certaines activités qui mettent en danger l'espace sécurisé où l'on prodigue des soins à unE blesséE. Les manifestantEs doivent se parler pour coordonner leurs activités, s'avertir des pièges déployés par la police, etc.

La police :
Ça peut être une personne gravement blessée qui a besoin d'une ambulance et de soins d'urgence avancés, MAINTENANT ! ;
ça peut être un vétéran de guerre qui a toute une série de blessures de guerre et/ou qui souffre de maladies chroniques et pour qui il serait dangereux de subir une incarcération pour un acte de désobéissance civile mineur ;
ça peut être unE manifestantE qui pique une importante crise d'angoisse après avoir été arrêtéE avec 500 autres personnes ;
ça peut être une personne en situation d'itinérance et atteinte de diabète qui n'a rien à voir avec la manifestation dans laquelle elle s'est soudainement retrouvée ;
ça peut être une personne en état d'arrestation qui est confinée à un fauteuil roulant et qui a besoin d'unE assistantE pour ses soins et besoins de base.

La plupart du temps, les flics se câlissent bien de punir tout le monde également ; ils ne font que suivre des ordres et ont hâte de retourner à la maison après leur quart de travail, avec le moins de tracas que possible. Une personne  qui meurt ou qui tombe gravement malade pendant leur quart de travail constitue un « tracas », surtout si cet incident risque de générer de la mauvaise publicité, de la paperasse à n'en plus finir ou même une enquête publique. Lors d'une arrestation de masse où les manifestantEs sont captifVEs, la police se fout bien de relâcher quelques poissons.

Parfois, une ambulance ne parvient pas à se frayer un chemin à cause d'une combinaison malheureuse entre stratégie policière, incompétence communicationnelle de la part de la police, et/ou crainte des ambulanciÈREs de s'approcher d'une zone non sécurisée.

Nous recommandons l'approche suivante :
Restez respectueuxSES, courtoiSEs et professionnelLEs.
Demandez à parler à unE commandantE.
Expliquer brièvement qui vous êtes, votre statut de médic, ainsi que la situation d'urgence.
Expliquez clairement la solution que vous recommandez :
par exemple, « cette personne a besoin d'une ambulance MAINTENANT ; cette personne ne devrait pas aller en détention et devrait être libérée immédiatement ; cette personne n'est pas unE manifestantE et devrait être libérée ; cette personne a besoin d'être constamment accompagnée par son assistantE, êtes vous en mesure de le garantir ?, etc. ».
Expliquez ce que vous pouvez faire personnellement pour aider.

Si les flics ne vous écoutent pas, augmentez la pression tout en demeurant professionnelLEs et respectueuxSES.
Envisagez d'introduire des médias, des observateursTRICES des libertés civiles ou d'autres témoins dans vos négociations. Rappelez aux flics les lois et les protocoles qui les obligent à venir en aide à une personne qui a besoin de traitements ou de soins médicaux. Si les flics refusent toute assistance, envisagez de solliciter des pressions externes, par exemple en appelant unE docteurE, unE avocatE, unE politicienNE, des médias, etc., ou en appelant directement quelqu'un dans la hiérarchie policière ou au gouvernement.

Si la situation ne s'améliore pas et que la police refuse toujours de venir en aide à une personne gravement blessée, ou vous empêche de le faire vous-même, envisagez de mobiliser les gens autour de vous pour mener une action directe, comme de transporter intentionnellement la victime à travers la ligne de police jusqu'à une ambulance. Il est préférable de faire cela en expliquant clairement vos intentions de premiers soins à la police, en agissant à l'unisson et en sollicitant l'accompagnement des médias et des observateursTRICES des libertés civiles.

Les manifestantEs qui créent des conditions non sécuritaires pour les soins d'urgence :
Si vous vous retrouvez dans une situation de confrontation violente ou d'émeute (par exemple, des manifestantEs lancent des pierres et les policiers tirent des lacrymos, etc.), il vous faut créer un espace sécurisé assez grand pour traiter ou transporter les manifestantEs blesséEs.

N'oubliez pas que dans la plupart des cas, en situation de crise, les gens VEULENT vous aider. Votre job est de leur dire quoi faire.

Les médis doivent demander aux bénévoles d'informer les manifestantEs et la police pour soutenir la création d'un espace sécurisé. Cela peut vouloir dire que les manifestantEs devront déplacer leurs actions à distance du lieu de la blessure, cesser toute action qui provoque la police, ou même former une barrière humaine ou d'objets entre l'espace de traitement et la police. Les bénévoles seront ensuite sollicitéEs d'une manière similaire pour assurer le transport de blesséEs à distance de la zone de bataille.

Là aussi, soyez directEs avec les manifestantEs.
Expliquez clairement le problème : « il y a ici unE manifestantE blesséE qui a besoin d'assistance immédiatement ».
Expliquez brièvement qui vous êtes et quel est votre statut : « je suis unE manifestantE/médic et je suis en train de venir en aide à cette personne ».
Expliquez clairement votre solution : « nous avons besoin d'un espace sécurisé pour traiter notre camarde blesséE ; il faut donc libérer cet espace complètement et éloigner les personnes qui lancent des projectiles à la police ».
Sollicitez leur solidarité active : « j'ai besoin de vous pour dire aux autres de nous aider à protéger la personne blessée, ou qu'ils/elles doivent créer un périmètre d'au moins 10 mètres tout autour. Ensuite, il nous faudra transporter cette personne jusqu'à une ambulance ou une clinique ».

Sollicitez l'aide des non manifestantEs : les passantEs, chauffeurEs de taxi, employéE des boutiques, etc.

Pour vous adresser à un grand groupe de personnes :
L'usage d'un mégaphone vous facilitera la tâche.
Si vous n'en avez pas, essayer le "Mike check!" pour faire le mégaphone populaire et relayer votre message à travers la foule.
Si la manifestation est particulièrement bruyante, ou si elle est en mouvement, vous pouvez aussi essayer de faire crier le même message par plusieurs personnes en même temps. Criez des phrases courtes.

Placez-vous en hauteur pour attirer l'attention. Vous pouvez par exemple vous hisser sur les épaules d'unE camarade, monter sur une poubelle, appuyer votre vélo sur un poteau et grimper sur le cadre, etc.

Brandissez un drapeau.


Pour détourner une foule en marche qui se dirige vers une souricière de la police :

Cela est plus facile lorsqu'un groupe de personnes travaillent de concert.
Déterminez rapidement votre tactique et qui se chargera de quelle tâche.
            * Des camarades devraient retourner à l'intersection la plus proche où le cortège peut encore tourner pour éviter la souricière. Ils/elles doivent crier clairement un court message d'avertissement, par exemple, « Attention ! Piège devant ! Tournez à gauche ici ! ». Si possible, demandez au manifestantEs qui ont mené la manifestation avec un drapeau de montrer le chemin le plus sûr. 
            * D'autres camarades à l'avant devraient se dresser au milieu du cortège, se hisser le plus haut possible, et crier « Attention ! Piège devant ! Il faut revenir sur nos pas ! ».

Premier Soins Bref



<<En premier lieu, je ne causerai pas volontairement de tort à autrui.>>

Assurez-vous de prodiguer des soins dans les limites de vos connaissances et votre compréhension

Reconnaissez vos limites

Présentez-vous
Demandez à la personne la permission de la traiter

Demandez de l'aide à quelqu'un d'expérimenté au besoin

Les professionnels de la santé savent que, dans leur pratique, demander de l'aide est souvent essentiel.


Étapes du secourisme en manifestations
  1. Examen des lieux et déterminer le mécanisme de blessure
  2. Examen primaire: l'ABC
  3. Contacter les SMU (911)
  4. Examen secondaire
  5. Prise en charge et traitement
  6. Prévention et traitement de l'état de choc
  7. Reprise des étapes 4-5-6 au besoin jusqu'à l'arrivée des SMU.
  1. Examen des lieux :
Dangers : le ou la soignantE doit s’assurer de la sécurité des lieux et que l’endroit ne présente aucun danger pour vous, la victime et les témoins. Ne pas s’approcher si les dangers n’ont pas été écartés. Il peut être nécessaire de déplacer une victime si les lieux ne permettent pas l’administration des soins. Pendant qu’unE soignantE s’occupe d’une victime, les autres membres de l’équipe médicale peuvent voir à la sécurité du blessé (détourner la marche, alerter les forces de l’ordre, faciliter le passage d’une ambulance). Au besoin, faire preuve de leadership et désigner des manifestantEs pour vous aider dans vos tâches.

ZONE SÉCURITAIRE
Toujours avoir connaissance d’une zone sécuritaire où vous pouvez vous soigner, soigner les autres, et fuir les dangers immédiats. Demandez de l’aide à ceux qui vous entourent dans la création d’une zone sécuritaire autour d’un lieu de traitement. Empêchez les photographes clandestinEs de filmer les blesséEs. Une zone sécuritaire peut être plusieurs choses et elle peut aussi changer. Elle peut se trouver dans une entrée de porte, un parc, une ruelle, ou dans les premiers rangs dans les bras de votre camarade.

Mécanisme de blessure : Détermine de quelle façon la blessure s’est produite. On doit évaluer si la personne peut bouger, si elle est gravement blessée, identifier les causes possibles et le type de blessure (saignement, fracture, plaie ouverte, etc.). Il est important de questionner les témoins à cet effet pour disposer de toute l’information (par exemple, blessure par projectile, par coup, chute, coup à la tête etc.).

2) Examen primaire (l'ABC): évaluation de l’état de conscience, respiration, circulation (le pouls). Commencez le RCR immédiatement en cas d’absence de pouls ou de respiration.

Procéder à un examen rapide du corps de la victime visant à déceler toute blessure sévère ou une hémorragie grave. Passer les mains gantées sous le corps de la victime, particulièrement dans les creux anatomiques où le sang peut s’accumuler. Identifier les zones sensibles, les pertes sanguines, les déformations, rougeurs, enflures, etc.

Lésions de la colonne cervicale (cas de colonne) : chez toute victime dont l’état de conscience est altéré, chez une victime qui a chuté sur la tête ou qui présente une lésion à la tête ou au visage, on présume la présence d’une lésion cervicale. 
Il faut soutenir la tête et le cou en position neutre (alignement tête-cou-épaules en position droite et naturelle) pour procéder à son évaluation. Si la victime n'a pas la tête en position neutre, maintenez-la dans la position dans laquelle vous l'avez trouvée. La personne qui maintient la tête reste dans cette position jusqu'à prise en charge du ou de la blesséE par les SMU. C'est cette personne qui prend le leadership de la situation lorsqu'il faut mobiliser le blesser. Notez bien qu'une personne présentant un cas de colonne ne doit être mobilisé que lorsque cela est absolument nécessaire, par exemple si elle se trouve dans un endroit dangereux, si elle vomit, pour la positionner sur une planche dorsale, etc. Seul unE professionnelE de la santé peut ramener la tête en position neutre. 
Heureusement, le victim, Sébastien Tranchard est bel et bien vivant et il se porte bien!

Dans toute autre situation ou en cas de doute, si vous jugez qu’une victime a besoin d’avoir la tête immobilisée, maintenez-la dans la position dans laquelle vous l’avez trouvé jusqu'à prise en charge du blessé par les SMU. La prise en charge d’une lésion cervicale n’a pas préséance sur la RCR.

3) Contacter les SMU et leur fournir une description du type de blessure et de l'état de la victime
4)Examen secondaire : signes vitaux: état de conscience (alerte, verbal, douleur, inconsciente), respiration, pouls, signes de la peau (chaleur, couleur, température), pupilles (Perla)
Antécédents médicaux : allergies, antécédents médicaux, symptômes, médicaments, dernier repas, événements.
Examen physique: examen minutieux de la victime de la tête aux pieds par palpation afin d’identifier les zones douloureuses, des blessures ou les pertes sanguines. On peut retirer les vêtements au besoin.

5) Prise en charge et traitement



6) État de choc : prévenir et traiter l’état de choc en protégeant la victime du soleil et de l’humidité, et en minimisant les pertes de chaleur (même s’il fait 28° dehors, le corps est à 37°). Couverture, manteau par-dessus la victime; penser au sol qui est aussi froid et humide (mettre une couverture ou un manteau sous la victime). Penser à expliquer les procédures à la victime afin de la rassurer.






  1. BLESSURES musculosquelettiques:
    Entorses :
    Signes et symptômes:

    Douleur
    • Enflure
    • Décoloration (ecchymose)
    • Mouvement difficile de la région touchée
    Traitement:
  2. Examen primaire: L’ABC
  3. Examen secondaire
  4. Repos: immobilisation de la région affectée en utilisant un bandage approprié selon le type d'articulation atteinte.
  5. ***Glace: 10 à 15 min par heure jusqu’à disparition de l’enflure
  6. Compression: Appliquer un bandage élastique pour éviter qu’elle n’enfle d’avantage
  7. Élévation: pour contrôler l’enflure
  8. Traiter pour l’état de choc

Lésions des tissus mous :

Plaies ouvertes : rupture de l’intégrité de la peau exposant les tissus au milieu externe. Plus sujettes aux infections.

Traitement : désinfection avec de l’eau SEULEMENT, ou eau savonneuse si disponible. Pas d’alcool, de peroxyde ou proviodine. Couvrir la plaie de façon adéquate. Si vous doutez que la plaie nécessite des points de suture, aviser la personne de se rendre dans un centre hospitalier rapidement (6h max pour faire les points). En attendant, couvrir la plaie avec une compresse non adhésive ou avec une gaze imbibée d’eau.

Si saignement important : repos, pression, élévation au dessus du cœur, glace. Ne pas soulever la première couche du pansement, car cela pourrait nuire à la coagulation. Ne pas effectuer de compression si l’on soupçonne une fracture sous-jacente.

Plaie fermée : lésion interne sans rupture de la peau (contusion, hématomes, torsions, écrasement). À surveiller étroitement étant donné les risques d’hémorragie interne. Exemple de l’hématome de Victo. Surveiller l’évolution de l’hématome et la circulation distale.

Traitement : hématome important : repos et immobilisation du membre, compression, élévation du membre, glace si disponible.

2. BRÛLURES (thermiques et chimiques):
Retirer les vêtements et les bijoux des parties brûlées sauf s'il sont collés à la peau
Brûlures du 1er degré:
Signes et symptômes:
· Rougeur
  • Douleur
  • Légère enflure
Traitement:
1. Examen primaire: L’ABC
  1. Examen secondaire
  2. Rincer avec de l’eau fraîche et propre jusqu’à soulagement
  3. Prévenir et raiter l’état de choc
  4. S.M.U.: si la région affectée est grande, si le cou et le visage sont affectés, si la victime est un enfant ou un bébé ou si la personne est en état de choc grave
Brûlures du 2e degré:
Signes et symptômes:
· Cloques, rougeur, douleur
  • Brûlures du 1er degré au pourtour
Traitement:
1. Examen primaire: L’ABC
  1. Examen secondaire
  2. Rincer avec de l’eau fraîche et propre jusqu’à soulagement
  3. Couvrir d’un pansement propre et humide (compresses stériles)
  4. Maintenir le pansement humide en place
  5. Si les mains et les pieds sont affectés, séparer les doigts et les orteils avec une compresse de gaze
  6. Prévenir et traiter l’état de choc
  7. S.M.U.: si la région affectée est grande, si le cou et le visage sont affectés, si la victime est un enfant ou un bébé ou si la personnne est en état de choc grave
Brûlures du 3e degré:
Signes et symptômes:
· Douleur
  • Tissu carbonisé de couleur rouge, noire ou grise
  • Le tissu profond et les organes sont exposés
  • Brûlures du 1er et du 2e degré au pourtour dans les régions adjacentes
Traitement :
1.      Examen primaire: L’ABC
  1. Contacter les SMU
  2. Examen secondaire
  3. Rincer avec de l’eau fraîche et propre jusqu’à soulagement
  4. Couvrir d’un pansement propre et humide (bandage triangulaire)
  5. Maintenir le pansement humide
  6. Si les mains et les pieds sont affectés, séparer les doigts et les orteils avec un pansement
  7. Évaluation constante de l'état de conscience, maintien des voies respiratoires ouvertes, prévenir et traiter l’état de choc


3. DISLOCATION d'un membre
Signes et symptômes :
· Douleur
  • Enflure
  • Déformation de l'articulation,
  • Mouvement du membre difficile voire impossible
  • Altération possible des signes neurovasculaires périphériques (engourdissements, décoloration distale, etc.)
Traitement:
1.      Examen primaire: L’ABC
  1. Examen secondaire
  2. Contacter les SMU
  3. Reposer la région blessée
  4. Immobilisation et soutien
  5. Glace: 10 à 15 min par heure
  6. Prévenir et traiter l’état de choc

HYPERVENTILATION:
Signes et symptômes:
· Respiration rapide, halètement
  • Sensation de légèreté, faiblesse, mal de tête, étourdissements
  • Picotement dans les mains, les pieds et autour de la bouche
  • Confusion, évanouissement
Traitement:
1. Examen primaire: L’ABC
  1. Examen secondaire
Aider la victime à respirer les lèvres contractées, faire ralentir le rythme respiratoire en incitant la personne à respirer au même rythme que nous. Rassurer la personne.

4. YEUX (blessure aux):
Signes et symptômes:
· Douleur aux yeux et autour des yeux
  • Enflure, rougeur, saignement, brûlure ou autre blessure
Traitement:
1. Examen primaire: L’ABC
  1. Examen secondaire
  2. Traiter l’état de choc
  3. Abrasion cornéenne, objet empalé (ne jamais retirer l’objet),
  4. Traumatisme contondant (par balle de plastique par exemple): couvrir les deux yeux de la victime avec des gazes. Ne pas effectuer de pression sur l’œil si présence de saignement. Dans le cas d’une plaie ouverte à l’œil, imbiber les gazes d’eau stérile, mais ne jamais utiliser aucun autre liquide pour désinfecter l’œil. Surveillance étroite de l’état de conscience, des signes vitaux, de céphalée, etc. Si besoin de déplacer la victime, transporter la personne en position couchée, stabilisez la tête, considérez comme un cas de colonne.
  5. Corps étranger empalé: Ne pas enlever le corps étranger avec les mains et ne rien faire qui risque de l’enfoncer davantage. Couvrir les deux yeux avec des compresses de gaze humides, maîtriser le saignement sans effectuer de pression.
  6. Si le corps étranger flotte à la surface de l’œil et semble mobile, essayez de rincer l’œil avec de l’eau. Couvrir l'oeil au besoin si la sensibilité persiste.
  7. Si des produits chimiques sont la cause de l’irritation, rincer les yeux à l’eau courante pendant 15 à 20 min (seul où les lentilles de contact doivent être enlevées)


5. THORAX (blessure au):
Fracture du sternum et des côtes:
Signes et symptômes:
· Respiration superficielle
  • Déformation au niveau de l'abdomen et du thorax , thorax asymétrique, contusion ou hématome apparents.
Traitement:
1. Examen primaire: L’ABC
  1. Examen secondaire
  2. Contacter les SMU
  3. Immobilisation (bras sur la poitrine). Asseoir la victime, s'assurer du maintien de la perméabilité des voies respiratoires.
  4. Prévenir et traiter l’état de choc
Pneumothorax :
Signes et symptômes :
· respiration superficielle pouvant être irrégulière,
lésion à la cage thoracique ou aux poumons,
détresse respiratoire progressive (↑ FR),
douleur inspiratoire,
diminution de l’amplitude respiratoire du côté atteint,
Broue rosée sur la plaie,


Traitement :
1.      Examen primaire : L’ABC
Contacter les SMU
  1. Examen secondaire
  2. Couvrir d’un pansement étanche, tel qu’une pellicule ou un sac en plastique. Sinon, utiliser un linge plié
  3. Fixer le pansement en posant du ruban adhésif sur trois des côtés seulement. De cette manière, à chaque inspiration, le pansement scellera la plaie, empêchant l’air de pénétrer dans la cavité thoracique, tandis qu’à chaque expiration, l’air pourra s’échapper
  4. Si possible, coucher la victime du côté atteint
Prévenir et traiter l’état de choc


6. SAIGNEMENT DE NEZ (épistaxis):
Signes et symptômes:
· Perte de sang par le nez
  • Douleur
Traitement :
1.      Examen primaire : L’ABC
  1. Examen secondaire
  2. Si la blessure découle d’un choc important de la tête, traiter comme une lésion cervicale et immobiliser la tête. Ne pas essayer de maîtriser le saignement car cela peut augmenter la pression intracrânienne. Surveillance étroite de l’état de conscience, des signes vitaux, de céphalée, etc. Transporter la personne en position couchée, stabilisez la tête.
  3. Épistaxis bénin (spontanné): asseoir la personne la tête penchée vers l’avant pour évacuer le sang. Pincer les deux narines de la victime pendant environ 15 minutes. On peut appliquer une compresse froide sur la voûte nasale afin de diminuer le saignement.
  4. Prévenir et traiter l’état de choc

7. OREILLE (blessure à l’):
Signes et symptômes:
· Objet sortant de l’oreille
  • Saignement ou écoulement de liquipe par l'oreille
  • déchirement de 'oreille externe
  • Douleur
  • Enflure, rougeur
Traitement :
1.      Examen primaire : L’ABC
Contacter les SMU
  1. Examen secondaire
  2. Si la blessure découle d'un trauma important, d'une chute ou d'un coup à la tête, traiter comme un cas de colonne et stabilisez la tête. Si un objet fait saillie, le laisser dans l’oreille
  3. Contrôler le saignement en appliquant des compresses stériles, mais sans effectuer de pression., stabiliser l’objet pour éviter d’aggraver la blessure et panser la plaie. Si écoulement de liquide clair, traiter comme un cas de colonne, ne pas tenter de stopper l'écoulement.
  4. Si l’objet est en surface, le retirer avec un instrument propre (une pince à sourcils)
  5. Traiter l’état de choc
TYMPAN (rupture du)
Signes et symptômes:
1. Douleur soudaine dans l'oreille
  1. Saignement
  2. Diminution et perte de l'audition
Traitement:
1. Couvrir l'oreille blessée d'une gaze stérile
  1. Pencher du côté de l'oreille qui saigne
  2. Transporter le ou la blesséE à l'hôpital
Avulsions dentaires

Bris d'une ou plusieurs dents résultant d'un coup, trauma important au visage. Résultent d’un impact d’une force considérable. Accompagnées d'un saignement important.
Traitement:
1. Examen primaire: L’ABC
2. Contacter les SMU
  1. Examen secondaire
  2. Évitez de manipuler la dent. La rincer avec de l’eau, sans la brosser. Envelopper la dent dans des compresses humides ou placez-la dans un contenant d’eau saline. Maîtriser le saignement, assurer la perméabilité des voies respiratoires.


8. FRACTURES:
Signes et symptômes:
· Douleur
  • Enflure, déformation
  • Décoloration
  • Mouvement difficile de la région affectée
Traitement:
1.Examen primaire: L’ABC
  1. Examen secondaire
  2. Repos de la région
  3. Glace: 10 à 15 min par heure
  4. Immobilisation avec éclisses et bandages, immobiliser l'articulation proximale et distale à la fracture.
  5. Élévation
  6. Traiter l’état de choc
  7. Vérifier le pouls, la coloration de la peau et la présence d'engourdissements dans les parties distales (test du remplissage capillaire)
1. Traiter de la même façon
  1. NE PAS toucher à l'os, le couvrir d'une gaze stérile et le protéger par un beignet

9. COLONNE VERTÉBRALE (blessure à la)
Signes et symptômes:
· Douleur à l’endroit affecté
  • Présence de déformations
  • Possibilité de spasmes
  • Perte de la coordination, de la sensation ou du mouvement (paralysie) dans les régions distales
  • Faiblesse ou sensation altérées affectant généralement les deux côtés du corps (les deux pieds ou les deux bras, par exemple)
  • Ecchymoses, enflures ou saignement à l’endroit affecté
Traitement :
1. Si la victime est face contre terre ou qu’elle est partiellement submergée, la retourner à l’aide d’une des techniques de retournement et d’immobilisation (techn. à bras levés : remonter les bras de la victime le long de sa tête, parallèle à la surface de l’eau, avancer doucement et retourner la victime en la tenant au niveau des oreilles) ; (techn. de l’étau : un bras sur le sternum la main sur la mâchoire, l’autre dans le dos la paume sous la tête et retourner en avançant et en serrant) ; (techn. de prise du corps modifié)
  1. Si la victime est consciente, lui demander de ne pas bouger et l'immobiliser. Immobiliser la tête en position neutre (alignement tête-cou-épaules)
  2. Examen primaire: L’ABC (subluxation de la mâchoire plutôt que hyperextension)
  3. Examen secondaire
  4. Immobiliser la tête et le corps dans l’axe normal du corps (planche dorsale : sangle poitrine sous les bras, ventre, bassin sur les mains, tête, genou, pied)
  5. Traiter le saignement à l’endroit affecté
  6. Prévenir et traiter l’état de choc
10. Asthme
Signes et symptômes:
· Respiration difficile
  • Respiration sifflante, wheezing
  • Tachycardie (rythme cardiaque rapide)
  • Tirage (utilisation des muscles du cou et du thorax pour respirer)
  • Anxiété
Traitement:
1. Examen primaire: L’ABC
  1. Examen secondaire
  2. Position confortable. Habituellement, s’asseoir et pencher légèrement vers l’avant ou debout, pencher vers l’avant et appuyer contre un objet.(Ne pas amener la victime dans un endroit froid ou chaud et humide)
  3. Relâcher les vêtements qui lui serrent le cou et la poitrine.
  4. Aider et encourager la victime à respirer avec les lèvres contractées. Administrer les bronchodilatateurs si la personne en possède.
  5. Traiter l’état de choc.
  6. Si aggravation ou si la crise se poursuit: amener à l'hôpital

11. 

  1. HYPOTHERMIE :
    L’encéphale est l’organe le plus vulnérable aux baisses de température. Les premières fonctions à être altérées sont la perception du danger, le jugement et la résolution de problèmes. Le sang est dévié de la périphérie vers les organes vitaux.
    Hypothermie légère: C'est celle que vous risquez de rencontrer le plus souvent en manifestation. Consiste en une baisse de la température corporelle entre 32 et 35 degrés.

    Signes et symptômes:
Frissons, sensation de froid,
  • Perte de la coordination musculaire
  • Diminution du niveau de conscience, confusion, manque d’orientation, inconscience
  • Fatigue
Traitement:
1. Examen primaire: L’ABC
  1. Examen secondaire
  2. Retirer la victime du milieu froid
  3. Retirer les vêtements mouillés et mettre la victime à l’abris des intempéries. La couvrir le plus possible avec des couvertures chaudes ou tout vêtement à portée de la main et éviter le contact avec le sol. Faire boire (jus de fruits chauds) et manger, car les frissons requièrent un apport considérable d’énergie. Exercice léger si possible. Surveiller l’état de conscience et les signes vitaux.
  4. Prévenir et traiter l’état de choc